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L'AVOCAT DU PERMIS

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Jean-Baptiste le Dall, Avocat, Docteur en droit anime et dirige l'un des rares cabinets d’avocats tourné vers le droit automobile.

 

Président de la Commission ouverte droit routier du barreau de Paris, et Directeur scientifique des Etats généraux du droit automobile, Maître le Dall commente le Code de la route aux Editions Argus de l’assurance.

 

Auteur de nombreux écrits et d’ouvrages de référence en la matière comme le « contentieux de la circulation routière » aux Editions Lamy « Réglementation automobile » (Argus de l’Assurance), le Guide du véhicule de collection (ETAI), il  est membre du comité de pilotage du périodique spécialisé « La Jurisprudence automobile ». Vous pouvez également retrouver chaque semaine Me le Dall pour la chronique auto sur lci.fr

 

Confronté quotidiennement aux problématiques très spécifiques du permis à points, le cabinet d'avocats LE DALL mettra à votre service toutes ses compétences et son expérience pour préserver vos droits et surtout votre permis de conduire. 

 

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 18:48

A priori pas d’hécatombe sur le permis de conduire des automobilistes après l’arrivée du radar tronçon. Alors que les annonces de mises en service de nouveaux appareils de calcul de vitesse moyenne se multiplient, petit retour en arrière sur le premier arrivé à Besançon.

 

Des nouveaux radars toutes les semaines

 

Un radar tronçon  est en cours d'installation dans le Morbihan, entre Ploërmel et Campénéac, sur la RN 24, en direction de Rennes. L’appareil entrera en phase de test en mai.  

 

En Isère,  deux appareils ont été mis en service le 25 mars, sur la RN 85, sur la déviation du Pont-de-Claix entre le tunnel et le rond-point de Champagnier, chaque sens de circulation a eu le droit à son radar tronçon et même à son radar pédagogique !  

 

Bientôt en service, le radar tronçon du tunnel de Toulon sera rapidement épaulé par un deuxième appareil dans le Var sur l'A8 entre Le Cannet-des-Maures et Vidauban.

 

Les annonces de mises en service remplissent, ainsi, régulièrement les colonnes de la presse quotidienne régionale, sans que l’on ait pu tirer un premier bilan de l’activité et de l’efficacité de ces appareils.

 

Nous n’avions jusqu’à présent que très peu d’informations sur le premier appareil installé sur la bretelle de contournement de Besançon.

 

Premier bilan pour le radar tronçon de Besançon

 

Nous avions pu constater que la phase de test avait permis d’établir une cadence journalière d’une cinquantaine d’infractions mais depuis plus rien. Les plus folles rumeurs sur la toile évoquaient même un blocage des avis de contravention à Rennes…

 

Le directeur de cabinet de la préfecture du Doubs, Hervé Tourmente s’est récemment exprimé sur les performances de son radar tronçon en précisant  qu’en moyenne 22 véhicules sont sanctionnés par jour sans plus de précision sur le nombre d’avis de contravention généré. La préfecture indique que «la vitesse moyenne sur cet axe était de 86 km/h avant la mise en service du radar-tronçon (en août 2012). Elle est passée à 68 km/h aujourd'hui» et se félicite de l’absence d’accident sur cette portion. On ne pourra que s’interroger sur la pertinence du choix de cette implantation sachant que la bretelle de contournement venait, à peine, d’être inaugurée quand le radar tronçon est entré en phase de test… A moins bien sûr que l’on parte du postulat que l’on s’amuse aujourd’hui à construire des tracés que l’on sait, dès le départ, accidentogènes…

 

Pour le reste, assez peu d’information et encore moins chez les avocats, peu consultés sur ce type de verbalisation. Rien d’étonnant au demeurant compte tenu du nombre relativement peu élevé d’infractions et surtout des enjeux assez faibles.

 

Avec « moins de 0,2% des quelque 14.000 véhicules contrôlés »à «une vitesse moyenne supérieure aux 70 km/h » de limitation sur cette portion  et avec «80% des conducteurs en infraction contrôlés à moins de 90 km/h», l’immense majorité des infractions relevées par le radar tronçon bisontin n’entraîne la perte que d’un seul petit point récupérable en 6 mois et ne coûte que 45 euros en tarif minoré…

 

 

Jean-Baptiste le Dall

Avocat à la Cour, Docteur en Droit

Droit automobile – Permis de conduire

 

 

 

le Dall Avocat permis de conduire

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19 avril 2013 5 19 /04 /avril /2013 16:40

J’avais déjà évoqué il y a quelques jours les pistes qui avaient été envisagées lors du dernier CNSR à savoir un abaissement des limitations de vitesse.

 

Je déplorais cette omniprésence dans le débat sur la sécurité routière de la vitesse alors même que la cause numéro 1 de la mortalité n’est autre que l’alcool et que l’assoupissement au volant est le premier facteur de mortalité sur autoroute.

 

Mais les préjugés ont la vie dure surtout en France patrie du radar. Et à peine quelques heures après les annonces du CNSR, certains commentateurs n’ont pas manqué de venir s’épancher dans la presse sur les dangers de la vitesse.

 

Je ne reviendrai pas sur mes positions (mesurées) sur la vitesse, mais je dénoncerai encore une fois les raccourcis.

 

Il n’y qu’à reprendre quelques extraits du Figaro (article du 16 avril) : « dans ce domaine où la littérature est dense, une formule scientifique fait office de loi: quand on baisse de 1 % la vitesse moyenne, on diminue de 4 % le taux d'accidents mortels et on réduit de 2 % le nombre d'accidents graves. »

 

Et le quotidien de rapporter les propos de Sylvain Lassarre, directeur de recherche au sein de l'Ifsttar (Institut français des sciences et technologies des transports, de l'aménagement et des réseaux) : « Extraites d'une étude réalisée dans les années 1970, ces données ont toujours été confortées par d'autres travaux scientifiques».

 

Mais cette formule se vérifie-t-elle vraiment ?

 

L’Automobile Club des Avocats s’est penché sur la question.

 

Une simple extrait de la réponse de l’ACDA : « Pendant cette même période de 1998 à 2002, et alors que la vitesse moyenne a augmenté le nombre de décès a diminué »

 

Pour en savoir plus :

 

http://www.autoclubavocat.fr/1-km-h-en-moins-4-de-morts-en-moins,b28.html

 

Jean-Baptiste le Dall

Avocat à la Cour, Docteur en Droit

Droit automobile – Permis de conduire

 

Avocat permis de conduire

Avocat permis de conduire

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18 avril 2013 4 18 /04 /avril /2013 17:50
Avocat permis de conduire

Avocat permis de conduire

Et voilà, c’est officiel : les panneaux de signalisation des radars automatiques ont fait leur retour dans notre droit positif avec l’arrêté du 4 mars 2013 relatif à la signalisation d'une zone où la vitesse est contrôlée par un ou plusieurs dispositifs automatiques.

 

Les « Panneaux SR3a et SR3b. ― Signaux annonçant une zone où la vitesse est contrôlée par un ou plusieurs dispositifs de contrôle automatisé » reviennent, ainsi, dans le corps de l’arrêté du 24 novembre 1967 relatif à la signalisation des routes et des autoroutes.

 

Retour car, pour ceux qui l’auraient oublié, il avait été décidé de supprimer ces panneaux à la suite du CISR du 11 mai 2011. Et, avec une rapidité presque irréelle, un arrêté du 12 mai 2011 était venu modifier cet arrêté du 24 novembre 1967 en effaçant toute référence à ces panneaux avec une disposition des plus lapidaire mais néanmoins très claire : « l’alinéa relatif aux panneaux SR3a et SR3b est supprimé ».

 

Depuis l’équipe aux manettes a changé, et si certains se plaignent d’une action limitée du nouveau gouvernement qui se contenterait de détricoter ce qui avait été fait par les précédents, les automobilistes eux n’ont pu que se réjouir du retour en arrière en la matière. Manuel Valls a, en effet, pris position pour la réimplantation des panneaux signalant la présence d’un radar automatique. Difficile d’y voir un cadeau à destination des automobilistes qui ont pu constater encore l’arrivée de nouveaux radars. Derrière cette mesure se cache plus certainement une façon simple de régler le problème des radars pédagogiques coûteux, fragiles, et peu fiables.

 

Mais ne boudons pas notre plaisir et admirons le retour officiel des panneaux SR3a et SR3b avec cet arrêté du 4 mars 2013 :

 

« Art. 101-4. - Annonce d'une zone où la vitesse est contrôlée.

 

La signalisation d'une zone où la vitesse est contrôlée par un ou plusieurs dispositifs de contrôle automatisé peut être effectuée au moyen du panneau SR3a ou SR3b. Lorsque la vitesse maximale autorisée dans cette zone a été fixée par l'autorité détentrice du pouvoir de police, le panneau SR3a ou SR3b est implanté à proximité immédiate du panneau B14 indiquant ou rappelant cette limitation. »

 

Pour autant l’existence de ces panneaux SR3a et SR3b ne tient toujours qu’à un fil, un fil réglementaire que l’on sait avec l’expérience de l’arrêté du 12 mai 2011 des plus précaires. Et surtout l’arrêté du 4 mars 2013 se contente d’un simple retour en arrière. La signalisation par le biais du panneau SR3a ou SR3b relève de la seule possibilité, en d’autres termes aucune présence obligatoire de ce panneau n’a été introduite par ce nouvel arrêté.

 

Jean-Baptiste le Dall

Avocat à la Cour, Docteur en droit

Droit automobile – Permis de conduire

 

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17 avril 2013 3 17 /04 /avril /2013 12:57

MotoMag vient de braquer les projecteurs sur la très intéressante newsletter de la Préfecture de Police de Paris dont le numéro du 10 avril revient sur le trafic de points de permis de conduire.

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La Préfecture de police de Paris s’est engagée dans la lutte contre le trafic de points et notamment la commercialisation sauvage sur Internet. Cette traque a été rendue possible par la loi Loppsi 2 du 14 mars 2011 qui a prévu un délit spécifique pour le trafic de points qui jusqu’à lors ne faisait pas l’objet d’une incrimination spécifique. Les parquets hésitaient avant cette loi sur le chef de prévention : faux, usage de faux avec des textes peu adaptés à ce type de comportement ;

Avec Loppsi 2, le cadre est là, assez large pour permettre de poursuivre à peu près toutes les typologies de trafic de points, mais il était évident que les poursuites allaient essentiellement se concentrer sur des pratiques visibles avec des annonces sur Internet du style : « vente de points de permis pas cher tel 06 ww xx zz vv, faire vite avant noël »...

Des telles annonces assez facilement repérables pullulaient sur Internet, il y a encore quelques mois, la Préfecture de Police évoque un chiffre de 10 000.

Depuis, ce chiffre se serait réduit comme une peau de chagrin, et effectivement une rapide recherche Google fournit sensiblement moins de résultats pertinents que par le passé.

Peur du gendarme et des poursuites : sans doute.

En décembre 2012, la presse s’était penchée sur le nombre de poursuites engagées en la matière et s’était faite l’écho de procédures en cours à l’encontre quatre auteurs présumés, originaires du Val-de-Marne et de la Seine-Saint-Denis.

Depuis la Préfecture de Police  et plus particulièrement l’unité de traitement judiciaire des délits routiers (UTJDR) de la direction de l’ordre public et de la circulation a, semble-t-il, intensifié la traque.

Aujourd’hui la Préfecture de Police de Paris annonce une quarantaine de procédures et indique que « de nombreux forums ou sites hébergés en France ou à l’étranger et même  un site entièrement dédié à la vente de points, ont été mis en demeure de cesser leur activité. »

Affaire à suivre donc, pour voir sur quoi déboucheront ces poursuites.

Jean-Baptiste le Dall

Avocat à la Cour, Docteur en Droit

Droit automobile – Permis à points

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 14:45

Régulièrement la presse se fait l’écho de verbalisations injustifiées, notamment en matière de stationnement. Nous intervenons d’ailleurs avec l’Automobile Club des Avocats aux côtés de l’ANDEVI qui s’est spécialisée dans la défense des automobilistes victimes de ces erreurs administratives. On aurait pu croire que la médiatisation régulière de ces affaires aurait poussé l’administration à plus de sagesse en la matière.

 

Ce n’est malheureusement pas le cas. En témoigne le dossier d’une automobiliste plaidé ce matin devant la juridiction de proximité de Paris.

 

L’affaire commence en février 2010 dans une rue du 11èmearrondissement de Paris, à 3h du matin, un véhicule est verbalisé pour stationnement gênant sur une voie du bus. Un papillon a dû être glissé sous l’un des balais essuie-glaces. Pourtant l’administration ne reçoit aucun paiement. Un avis d’amende forfaitaire majorée est donc émis et envoyé au titulaire du certificat d’immatriculation. Mais celui-ci, loin de payer, conteste en indiquant qu’il ne pouvait s’agir de son véhicule celui-ci étant stationné dans un parking à plusieurs centaines de kilomètres des lieux de l’infraction.

 

Effectivement la marque du véhicule ne correspond pas à celle relevée par l’agent verbalisateur. La contestation du titulaire du certificat d’immatriculation est donc favorablement accueillie.

 

Fin de l’histoire me direz-vous. Et non ! Aussi surprenant que cela paraisse, alors qu’il était flagrant que le procès-verbal dressé dans cette froide nuit de février 2010 comportait des erreurs qui avaient déjà entraîné l’envoi d’une amende forfaitaire majorée à un mauvais destinataire, un autre coupable a été recherché.

 

Faisant fi de la faiblesse des enjeux (nous parlons au départ d’une amende forfaitaire à 135 euros), un nouvel automobiliste a donc été tiré au sort par la machine administrative. Et c’est ainsi que la cliente que je défendais ce matin a eu la désagréable surprise de recevoir dans sa boîte à lettres une ordonnance pénale la condamnant à une amende de 375 euros outre les 22 euros de frais fixes de procédure.

 

Sa faute : posséder un véhicule dont l’immatriculation ressemble à celle relevée lors de la constatation de l’infraction et de même marque que le véhicule en infraction…

 

Une fois passé le douloureux moment de la surprise, cette automobiliste dont le véhicule n’avait jamais posé les roues en dehors de son département de résidence situé à plusieurs centaines de kilomètre de la capitale, a pris la décision de ne pas se laisser accuser et surtout condamner de la sorte.

 

Après avoir formé opposition, elle a reçu une convocation devant la juridiction de proximité de Paris qui a pu constater les incohérences et anomalies émaillant ce dossier pour lequel était fournies différentes attestations des plus probantes prouvant la présence de cette automobiliste la veille et le lendemain à des centaines de kilomètres des lieux de l’infraction. Les carences affectant le procès-verbal et le doute suscité par les pièces communiquées au tribunal ont logiquement conduit celui-ci a prononcé la relaxe de cette automobiliste.

 

Si l’on ne peut que saluer la sagesse des magistrats dans ce dossier, on ne peut que déplorer la débauche d’énergie qui a dû déployée pour faire valoir les droits des automobilistes à la suite de cette verbalisation sans doute dressée un peu trop rapidement. J’ai volontairement employé le pluriel, car dans ce dossier ce n’est une personne mais bien deux qui ont été poursuivies à tort, et l’une d’entre elles a dû faire appel au service d’un avocat pour se défendre.

 

Jean-Baptiste le Dall

Avocat

Permis de conduire – Droit Automobile

 

Avocat permis de conduire le Dall

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10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 14:19

Le Conseil d'Etat vient de rejetter la demande de suspension de l'interdiction des avertisseurs de radars mise en place par le décret du 3 janvier, les précisions de Maître Jean-Baptiste le Dall de l'Automobile Club des Avocats

 

L'interdiction des avertisseurs radars avait été annoncée il y a de longs mois au lendemain du comité interministériel pour la sécurité routière du 11 mai dernier. Les fabricants d'avertisseurs de radars n'étaient d'ailleurs pas restés inactifs. Après s'être regroupés au sein de l'AFFTAC, les fabricants étaient parvenus à un accord avec le Ministère de l'Intérieur. Avec cet accord signé le 28 juillet 2011 les avertisseurs de radars allaient se transformer en avertisseurs de zones dangereuses.

 

L'activité de ces fabricants était sauvée, même si la précision et l'efficacité de ces nouveaux avertisseurs de zones dangereuses n'auront plus grand chose à voir avec celles offertes par feu les avertisseurs radars. En cause l'étendue de la zone signalée et le risque de multiplication de ces zones dont la liste devrait être établie par les fabricants - via notamment les remontées d'information par les utilisateurs - mais également par les préfectures. Certaines fuites dans la presse avaient laissé entendre qu'un ratio de un à dix entre les zones signalées dangereuses et les emplacements sur lesquels opérerait un radar pourrait, à terme, être atteint. De quoi amener de nombreux automobilistes à se poser la question de l'opportunité d'investir dans un avertisseur nouvelle génération et ce d'autant plus que certains appareils fonctionnent sur le principe d'un abonnement.

 

Ce risque de désaffection n'a pas échappé à certains fabricants dont Navx qui a décidé de combattre l'interdiction finalement mise en place par le décret du 3 janvier 2012 devant les tribunaux.

 

Une procédure de référé suspension a, ainsi, été engagée le 10 janvier devant le Conseil d'Etat. Le principe du référé suspension tient dans son nom, c'est-à-dire la suspension de cette interdiction le temps que l'affaire soit examinée au fond.

 

Dans le cadre de cette procédure de référé, les conseils de Navx ont, notamment, dénoncé une atteinte à la libre circulation entre citoyens d'informations et la liberté d'expression protégée par l'article 10 de la Convention européenne des droits de l'Homme.

 

Mais les arguments de fond, par définition, ne suffisent pas dans le cadre d'un référé. C'est ainsi que le Conseil d'Etat a du, également, examiner une condition d'urgence.

 

Cette urgence, la société Navx pensait pouvoir la prouver en faisant état d'une situation financière des plus difficiles avec l'interdiction des avertisseurs de radars. Le président de ce fabricant l'a expliqué ainsi : « Nous sommes déficitaires depuis janvier ».

 

Cet argument n'a pas été retenu par le Conseil d'Etat pour qui «la condition d'urgence ne peut être remplie» la mesure d'interdiction ayant été annoncée «à la mi-2011», la société Navx aurait pu «durant les mois de préparation de la mesure (...) revoir son offre pour s'adapter au nouveau contexte »

 

Ceux qui espéraient une censure rapide du décret du 3 janvier devront, donc, encore attendre ou plutôt espérer encore plus fort. La réponse négative du Conseil d’État ne met pas fin à la procédure engagée au fond qui pourrait, en théorie, être tranchée différemment. Mais une hypothétique victoire de la société Navx ne pourrait, de toute façon, pas intervenir avant de longs mois.

 

Si la période de tolérance pédagogique annoncée par Claude Guéant ne perdure pas, d'autres juridictions auront sans doute l'occasion de se pencher sur les avertisseurs de radars avant que le Conseil d'Etat ne tranche au fond.

 

L'application sur le terrain de l'interdiction de ces appareils risque, en effet, de poser quelques difficultés au regard notamment de la fouille des véhicules. Cette fouille est strictement encadrée par le Code de procédure pénale qui la réserve pour des risques d'atteinte grave à la sécurité des personnes, pour des cas de flagrant délit ou, sur réquisition du procureur, pour des opérations en matière de trafic d'armes, d'actes de terrorisme... Rien ne permettant, a priori, à la simple vue d'un téléphone portable ou d'un GPS de soupçonner la présence d'un avertisseur de radars, il y a fort à parier que les juridictions pénales auront à connaître de nombreuses contestations fondées notamment sur une irrégularité de la fouille.

 

En attendant, Navx qui commercialise toujours ses produits a quand même ajouté sur son site Internet une mise en garde faisant mention des dispositions de l'article R.413-15 du Code de la route qui prévoit pour les possesseurs d'avertisseurs de radars : amende de 1500 euros, suspension de permis de conduire, retrait de 6 points du permis de conduire...

Avocat permis de conduire le Dall

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